La cave, chez nous, a la gueule de ce que devait être Hiroshima quelques instants après l'impact de la bombe. Le bordel, vous dites?
Et comme c'est sûrement le cas pour tous les projets de rénovation, chaque étape est cruciale pour la réussite de l'étape subséquente. Un peu comme un jeu de dominos, tout est interdépendant.
Disons que le projet initial consistait à isoler adéquatement les murs de la cave. Mais avant d'installer les jolis pans de styromousse bleu poudre, encore fallait-il faire injecter de l'époxy pour réparer les fissures dans les fondations.
Des fissures causées par quoi? Probablement par l'eau de pluie tombant à côté de nos gouttières, mal installées, désuètes, vieillotes et de piètre qualité, formant ainsi une flaque près de la margelle. Le gel-dégel aidant, l'accumulation d'eau a fait rouiller la margelle (un vieux truc en métal des années 1950), puis pourrir le cadre de fenêtre, et finalement, craquer la fondation.
Donc avant de réparer les fissures à l'époxy, il fallut creuser, que dire, excaver autour de la fondation et de l'entrée de cave, poser un drain de fondation et le connecter à celui déjà installé sous le sol de ciment de la cave. Pour réaliser tout ça, exit les escaliers menant au logement d'en haut.
Résultat?
Le terrain est un champ de boue crevassé, soit, mais le drain est posé, et le terrain, remblayé. Les gouttières ont été changées. La margelle est à demi réparée, la fenêtre de cave aussi. Le plancher de la cave, concassé pour connection du drain, est encore en morceau. Les fissures dans le béton attendent que le ciment soit réparé pour recevoir leur dose d'époxy.
Les murs de la cave sont encore à moitié isolés. Celui contre lequel étaient installés l'ancien réservoir de mazout (qui sera remplacé d'ici quelques jours), le réservoir d'eau chaude du logement d'en haut et mon ancien duo laveuse-sécheuse est encore en plein chantier. Le déplacement dudit fichu réservoir a causé de sérieux maux de tête à mon copain, qui a passé une journée complète à injurier l'inventeur de la soudure de tuyaux de cuivre. En vain. Depuis, plus une goutte d'eau ne se rend dans le logement d'en haut, ni dans notre toilette. Quand à notre bain, il ne nous fournit plus que de l'eau chaude. Parfait pour nous transformer en homards!
Ce même mur, quand il sera bien isolé, permettra enfin l'installation de mon nouveau duo laveuse-sécheuse, qui m'attend impatiemment dans un autre coin de la cave.
Nous prenons notre mal en patience.
Mais punaise que c'est chiant, les rénovations! Et encore, ce n'est même pas moi qui les fait.
Allez chéri, rentabilise ton p'tit kit de Makita!
lundi 16 novembre 2009
Certaines choses m'énervent
C'est peut-être futile comme billet, mais j'aimerais savoir si quelqu'un, quelque part, est capable d'ouvrir les sapristi de poches de patates à l'aide de la petite corde tressée. RAaaaaaawwwwwR (râle d'exaspération).
J'ai beau tout essayer, tirer par toutes les extrémités, misère, rien à faire. C'est conçu pour qui au juste ce machin? David Copperfield? Jésus? Suis-je la seule personne au monde à finir chaque tentative en récitant un chapelet d'injure à l'intention de l'inventeur de c'te p'tite mauzusse de corde, et en plantant mon couteau directement dans le sac de papier?
Éclairez-moi quelqu'un!
J'ai beau tout essayer, tirer par toutes les extrémités, misère, rien à faire. C'est conçu pour qui au juste ce machin? David Copperfield? Jésus? Suis-je la seule personne au monde à finir chaque tentative en récitant un chapelet d'injure à l'intention de l'inventeur de c'te p'tite mauzusse de corde, et en plantant mon couteau directement dans le sac de papier?
Éclairez-moi quelqu'un!
mardi 27 octobre 2009
Hommage au portage
Un des meilleurs achats que nous avons faits depuis l'arrivée de Babou est sans contredit notre porte-bébé, rebaptisé pour les besoins de la cause le Porte-Babou.
Enceinte, j'observais de loin les différents modèles de porte-bébé : écharpe, sac-à-dos, à armature, en bandoulière. Je voulais que mon porte-bébé soit utile à plusieurs stades de croissance, qu'il soit aussi ultraconfortable pour mon homme que pour moi, que mon bébé soit bien dedans, qu'il ne soit pas trop long ou trop compliqué à attacher-détacher. Et ce, quitte à débourser une fortune pour obtenir ce que je voulais. Ce n'est selon moi pas le genre d'accessoire sur lequel on peut se permettre d'être radin.
Ciel, ce que nous avons bien fait d'attendre la naissance de notre Babou pour aller magasiner la huitième merveille du monde en matière de porte-babou! Après avoir essayé la looooongue écharpe tissée de ma belle-soeur, le porte-bébé bandoulière donné par une amie et le porte-bébé ventral aussi prêté par d'autres amis, j'ai compris que je n'avais pas encore chaussure à mon pied, ou plutôt porte-bébé à mon Babou.
Il faut dire que pendant ma grossesse, mon copain et moi avions passé un bon bout de temps dans une très chouette petite boutique de Granby, Bébé Folies, à zyeuter les produits pour maman-bébé qui sont... alternatifs? Différents? Bio-écolos? Locaux? Je ne trouve pas le qualificatif exact, mais bon, le service à la clientèle est aussi hors pair que les produits offerts. Il n'y a pas 36 mille exemplaires de produits, mais ce qu'on y trouve a été testé par le meilleur juge qui soit, la proprio, également maman d'un charmant petit bonhomme.
Alors enceinte d'environ 18 semaines, j'avais (et mon homme aussi) vraiment remarqué le porte-bébé qui deviendrait nôtre quelques mois plus tard. L'avantage incontesté de cet objet culte est qu'il permet de porter bébé de quatre façons différentes, de la naissance jusqu'à 40 livres : devant en amazone, devant face-à-face, dans le dos (le visage de bébé contre notre dos) et sur la hanche.
À venir jusqu'à maintenant, Babou s'est promenée en amazone jusqu'à environ quatre mois, puis nous la portons depuis en face-à-face. Elle adore littéralement le porte-babou. Quand madame chigne, pleure, s'impatiente, s'endort, ne sait plus à quel saint se vouer, hop, je l'encastre dans le porte-babou et on n'en entend plus parler.
Que dire d'autre? Qu'il est fait à Hawaï, en coton bio, qu'il s'attache avec des clips de plastique style attache pour sac-à-dos. Notre porte-babou est un excellent compromis entre l'écharpe, le mei-tai et le porte-bébé sport à armature. Que ferions-nous sans notre Ergo Baby??
Le plus étrange est que je semble être la seule personne au Québec à en avoir un. Partout sur la rue, dans le bus, à Montréal, Sherbrooke, Québec, on m'arrête pour me dire à quel point mon porte-bébé est bien conçu. C'est dire si j'en profite pour vanter ses mérites et faire de la promo pour la jolie boutique de Granby!
Bon, petit hic, il n'est pas nécessairement donné (environ 200 bâtons), mais j'ai bien dû entrer environ 1000 fois dans mon argent depuis qu'on l'a acheté! Parole de cliente satisfaite.
Enceinte, j'observais de loin les différents modèles de porte-bébé : écharpe, sac-à-dos, à armature, en bandoulière. Je voulais que mon porte-bébé soit utile à plusieurs stades de croissance, qu'il soit aussi ultraconfortable pour mon homme que pour moi, que mon bébé soit bien dedans, qu'il ne soit pas trop long ou trop compliqué à attacher-détacher. Et ce, quitte à débourser une fortune pour obtenir ce que je voulais. Ce n'est selon moi pas le genre d'accessoire sur lequel on peut se permettre d'être radin.
Ciel, ce que nous avons bien fait d'attendre la naissance de notre Babou pour aller magasiner la huitième merveille du monde en matière de porte-babou! Après avoir essayé la looooongue écharpe tissée de ma belle-soeur, le porte-bébé bandoulière donné par une amie et le porte-bébé ventral aussi prêté par d'autres amis, j'ai compris que je n'avais pas encore chaussure à mon pied, ou plutôt porte-bébé à mon Babou.
Il faut dire que pendant ma grossesse, mon copain et moi avions passé un bon bout de temps dans une très chouette petite boutique de Granby, Bébé Folies, à zyeuter les produits pour maman-bébé qui sont... alternatifs? Différents? Bio-écolos? Locaux? Je ne trouve pas le qualificatif exact, mais bon, le service à la clientèle est aussi hors pair que les produits offerts. Il n'y a pas 36 mille exemplaires de produits, mais ce qu'on y trouve a été testé par le meilleur juge qui soit, la proprio, également maman d'un charmant petit bonhomme.
Alors enceinte d'environ 18 semaines, j'avais (et mon homme aussi) vraiment remarqué le porte-bébé qui deviendrait nôtre quelques mois plus tard. L'avantage incontesté de cet objet culte est qu'il permet de porter bébé de quatre façons différentes, de la naissance jusqu'à 40 livres : devant en amazone, devant face-à-face, dans le dos (le visage de bébé contre notre dos) et sur la hanche.
À venir jusqu'à maintenant, Babou s'est promenée en amazone jusqu'à environ quatre mois, puis nous la portons depuis en face-à-face. Elle adore littéralement le porte-babou. Quand madame chigne, pleure, s'impatiente, s'endort, ne sait plus à quel saint se vouer, hop, je l'encastre dans le porte-babou et on n'en entend plus parler.
Que dire d'autre? Qu'il est fait à Hawaï, en coton bio, qu'il s'attache avec des clips de plastique style attache pour sac-à-dos. Notre porte-babou est un excellent compromis entre l'écharpe, le mei-tai et le porte-bébé sport à armature. Que ferions-nous sans notre Ergo Baby??
Le plus étrange est que je semble être la seule personne au Québec à en avoir un. Partout sur la rue, dans le bus, à Montréal, Sherbrooke, Québec, on m'arrête pour me dire à quel point mon porte-bébé est bien conçu. C'est dire si j'en profite pour vanter ses mérites et faire de la promo pour la jolie boutique de Granby!
Bon, petit hic, il n'est pas nécessairement donné (environ 200 bâtons), mais j'ai bien dû entrer environ 1000 fois dans mon argent depuis qu'on l'a acheté! Parole de cliente satisfaite.
lundi 26 octobre 2009
Pour ou contre les gugusses musicales
Je ne sais pas quelle manie ont les fabricants de jouets pour enfants de tout faire fonctionner à batteries. N'ont-ils pas encore compris que nos poussins s'en contrefoutent des sons, lumières et petites versions techno-nasillardes de la danse des canards?
Le plus bel exemple est le petit téléphone roulant de Babou. Plein de couleurs, de pitons, de touches. Il marche à batteries, mais j'ai jamais pris le temps d'en mettre dedans, puisque ma belle Babou prend un plaisir sans cesse renouvellé à machouiller, examiner et dorloter le petit cordon rouge qui sert à traîner le téléphone dans la maison. Elle n'en a rien à rotoculter d'apprendre ses chiffres en Cantonnais grâce à son téléphone à roulettes, c'est simple il me semble!
Par contre, mille morceaux de robots pour les jouets à crinque, qui jouent une jolie musique mécanique de mini-clochettes quand on remonte le mécanisme ou tire sur le cordon. Babou en a une belle petite collection, dont certaines pièces remontent même à ma plus tendre enfance. J'ai eu l'émouvant bonheur de retrouver dans mes boîtes ma petite radio Fisher Price dont la douce mélodie emplit de joie le regard de Babou. Indémodable.
Et que dire de la pseudo-télé qui joue "London Bridge is falling down" avec une image de petits enfants habillés en années '60 qui s'amusent tout près du pont de Londres. Ce truc est tellement vieux que la marque n'est même pas écrite dessus. Et pourtant, il faut voir les transes de ma cocotte quand on "crinque" la machine.
En haut de sa table à langer, on a suspendu une fleur qui joue une chouette mélodie quand on tire sur l'abeille, et juste à côté, il y a le clown "A vous dirais-je maman". Babou les adore, même si ça doit bientôt faire 11 trilliards de fois qu'elle les entend.
Alors voilà, pas besoin de batteries dans les jouets de nos petits. C'est meilleur pour l'environnement, et en plus, ça épargne les nerfs des parents!
Le plus bel exemple est le petit téléphone roulant de Babou. Plein de couleurs, de pitons, de touches. Il marche à batteries, mais j'ai jamais pris le temps d'en mettre dedans, puisque ma belle Babou prend un plaisir sans cesse renouvellé à machouiller, examiner et dorloter le petit cordon rouge qui sert à traîner le téléphone dans la maison. Elle n'en a rien à rotoculter d'apprendre ses chiffres en Cantonnais grâce à son téléphone à roulettes, c'est simple il me semble!
Par contre, mille morceaux de robots pour les jouets à crinque, qui jouent une jolie musique mécanique de mini-clochettes quand on remonte le mécanisme ou tire sur le cordon. Babou en a une belle petite collection, dont certaines pièces remontent même à ma plus tendre enfance. J'ai eu l'émouvant bonheur de retrouver dans mes boîtes ma petite radio Fisher Price dont la douce mélodie emplit de joie le regard de Babou. Indémodable.
Et que dire de la pseudo-télé qui joue "London Bridge is falling down" avec une image de petits enfants habillés en années '60 qui s'amusent tout près du pont de Londres. Ce truc est tellement vieux que la marque n'est même pas écrite dessus. Et pourtant, il faut voir les transes de ma cocotte quand on "crinque" la machine.
En haut de sa table à langer, on a suspendu une fleur qui joue une chouette mélodie quand on tire sur l'abeille, et juste à côté, il y a le clown "A vous dirais-je maman". Babou les adore, même si ça doit bientôt faire 11 trilliards de fois qu'elle les entend.
Alors voilà, pas besoin de batteries dans les jouets de nos petits. C'est meilleur pour l'environnement, et en plus, ça épargne les nerfs des parents!
mardi 13 octobre 2009
Le temps qui file
Babou a eu sept mois dimanche dernier. Comme chaque fois qu'elle franchit un mois, je n'en reviens pas de la vitesse à laquelle les jours se sont écoulés. C'est cliché, je sais. Chaque mois ou presque, je m'émerveille devant les progrès accomplis. Bravo Babou, tu t'assois toute seule, tu rampes (à reculons), tu babilles de nouveaux sons, tu ris encore plus fort, tu as fait deux nuits toute seule, etc.
La joie de voir mon bébé grandir, évoluer, changer s'accompagne toutefois d'un zeste de nostalgie. J'ai toujours un petit pincement au coeur en pliant et rangeant les pyjamas qui ne font plus, les mini chaussettes trop courtes, les micro-souliers trop serrés.
Autre petit deuil, à propos des mimiques de nouveau-né cette fois. Savez, cette moue d'ivresse, de sommeil et de satiété qu'ont les bébés naissants (jusqu'à environ deux ou trois mois) après avoir bu tout leur soûl? Lentement, ils reculent la tête, la bouche mignonnement tordue, le cou de tortue, les yeux clos de satisfaction? Je ne me lassais pas de voir Babou dans cet état de transe post-boire. J'ai profité de chacune de ses représentations comme si c'était la dernière. Puis un jour, je ne me souviens pas quand au juste, elle ne l'a plus fait.
Même histoire avec la position groupée, tout popotin dehors, quand on sort son tout-petit endormi du siège d'auto ou de son lit. Les jambes recroquevillées, le dos arqué, les mini-foufounes bombées, ma foi, il n'y a rien de plus adorable au monde! Surtout quand, à cette position yogique du petit-paquet-de-dodo, se juxtapose la moue de bébé repu ci-haut traitée. Encore dernièrement, Babou m'a fait la surprise de refaire le petit paquet. Je l'ai savouré, pleinement consciente que c'était très fort probablement la dernière fois qu'elle m'en faisait cadeau.
Je me sens toujours un peu ridicule de ressentir ces brins de chagrin.
Me console en pensant à mes prochains bébés. Qui reporteront les pyjamas bien pliés et rangés. Qui tenderont lentement le cou après une bonne tétée. Qui reproduiront la tout à fait charmante position bébé-compact quand on les tirera de leur douillet dodo.
Carpe diem, donc. Tout ça passe si vite.
La joie de voir mon bébé grandir, évoluer, changer s'accompagne toutefois d'un zeste de nostalgie. J'ai toujours un petit pincement au coeur en pliant et rangeant les pyjamas qui ne font plus, les mini chaussettes trop courtes, les micro-souliers trop serrés.
Autre petit deuil, à propos des mimiques de nouveau-né cette fois. Savez, cette moue d'ivresse, de sommeil et de satiété qu'ont les bébés naissants (jusqu'à environ deux ou trois mois) après avoir bu tout leur soûl? Lentement, ils reculent la tête, la bouche mignonnement tordue, le cou de tortue, les yeux clos de satisfaction? Je ne me lassais pas de voir Babou dans cet état de transe post-boire. J'ai profité de chacune de ses représentations comme si c'était la dernière. Puis un jour, je ne me souviens pas quand au juste, elle ne l'a plus fait.
Même histoire avec la position groupée, tout popotin dehors, quand on sort son tout-petit endormi du siège d'auto ou de son lit. Les jambes recroquevillées, le dos arqué, les mini-foufounes bombées, ma foi, il n'y a rien de plus adorable au monde! Surtout quand, à cette position yogique du petit-paquet-de-dodo, se juxtapose la moue de bébé repu ci-haut traitée. Encore dernièrement, Babou m'a fait la surprise de refaire le petit paquet. Je l'ai savouré, pleinement consciente que c'était très fort probablement la dernière fois qu'elle m'en faisait cadeau.
Je me sens toujours un peu ridicule de ressentir ces brins de chagrin.
Me console en pensant à mes prochains bébés. Qui reporteront les pyjamas bien pliés et rangés. Qui tenderont lentement le cou après une bonne tétée. Qui reproduiront la tout à fait charmante position bébé-compact quand on les tirera de leur douillet dodo.
Carpe diem, donc. Tout ça passe si vite.
vendredi 2 octobre 2009
Bébé intense : l'important, c'est de survivre
Dès les premiers jours, à l'hôpital, je me suis rendue compte que ma petite fille serait du sport. Elle hurlait dès qu'on la déposait ailleurs que dans les bras de quelqu'un. Je redoutais chaque nuit (j'en ai passé 5 à l'hôpital), parce que la plupart des infirmières ont peur du co-dodo comme de la peste.
Je n'avais qu'une hâte, dormir. Et pour dormir, je sentais que je devais garder mon bébé à quelques centimètres de moi. Au retour à la maison, nous avons installé Babou à côté de notre lit, dans une mini-bassinette, celle-là même où mon grand-père, mon père et mes neveux et nièces ont passé leurs premières nuits.
Le cauchemar. La nuit, Babou buvait aux 2 h ou 3 h. En somnolant. Chaque boire était un combat pour la tenir éveillée. Sitôt le boire terminé, par contre, commençait une autre chaude lutte, pour l'endormir cette fois. Quand elle venait à bout de s'endormir dans mes bras, je la déposais trèèèès délicatement dans son mini-lit. Trois secondes plus tard, madame chevrotait d'insatisfaction et tout était à recommencer. Tant et si bien qu'après tout ce duel gréco-romain, il ne me restait qu'environ 30 ou 40 minutes pour m'assoupir. C'était à se flinguer!
Il m'a fallu quoi, quatre, cinq, six semaines avant d'être capable de l'allaiter en position allongée. Par une belle nuit, Babou s'est endormie après la tétée, le long de mon corps. Je ne m'en suis pas rendue compte, puisque je dormais déjà. Ce n'est que quelques heures plus tard que je me suis réveillée, collée sur mon bébé, prête pour un autre boire. Ce fut le début d'un co-dodo salutaire, qui m'a permis de survivre aux exigeantes premières semaines avec mon nouveau-né.
Maintenant, à six mois et demi, ma petite et moi co-dormons encore, deux ou trois heures par nuit. Elle dort la plus grande partie de la nuit dans son lit et moi dans le mien, mais vers le petit matin, je m'endors avec elle. C'est ma façon à moi de m'épargner, de m'accorder du répit pour pouvoir passer une bonne journée avec ma fillette.
Car les dodos sont encore du sport. Chaque sieste est un défi. Babou ne s'endort pas seule, bien que j'aie tout essayé pour le lui apprendre. Je l'ai laissée pleurer. J'ai mis un bruit de fond de ventilateur dans sa chambre, acheté une toile, déposé mon bébé endormi, semi-endormi, complètement réveillée dans sa bassinette. Je lui ai chanté des berceuses, je l'ai regardée pleurer, je lui ai donné la suce (qu'elle a aimé environ 3 semaines). Tout ça fonctionne aléatoirement, des fois oui, souvent non.
Ces temps-ci, ce doit être la faute de la poussée dentaire, Babou ne s'endort que dans le porte-bébé, ou au sein. J'ai l'impression de faire un pas en avant 30 pas en arrière. Pour qu'elle dorme dans le porte-bébé, je dois sautiller partout dans la maison en lui tapotant le derrière, tout comme quand elle avait à peine un mois. Sauf qu'elle pèse 10 livres de plus.
J'ai le dos en compote, les poignets en chiffon, les yeux enfoncés dans les orbites, la patience en chou-fleur, mais bon, ma petite fille est comme ça. Je la qualifierais de bébé aux besoins relativement intenses. Ses joies, ses peines, sa douleur, sa solitude, ses sourires, ses ricanements, ses regards, son besoin de réconfort, tout, chez ma Babou, est intense.
Ne me reste qu'à m'entrer dans la tête une fois pour toutes que ma fille s'endormira seule quand elle sera prête, et non pas quand je l'y obligerai. Pour l'instant, je me dis que l'important pour nous, ses parents, c'est de survivre.
Quitte à se faire dire qu'on gâte notre enfant.
Je n'avais qu'une hâte, dormir. Et pour dormir, je sentais que je devais garder mon bébé à quelques centimètres de moi. Au retour à la maison, nous avons installé Babou à côté de notre lit, dans une mini-bassinette, celle-là même où mon grand-père, mon père et mes neveux et nièces ont passé leurs premières nuits.
Le cauchemar. La nuit, Babou buvait aux 2 h ou 3 h. En somnolant. Chaque boire était un combat pour la tenir éveillée. Sitôt le boire terminé, par contre, commençait une autre chaude lutte, pour l'endormir cette fois. Quand elle venait à bout de s'endormir dans mes bras, je la déposais trèèèès délicatement dans son mini-lit. Trois secondes plus tard, madame chevrotait d'insatisfaction et tout était à recommencer. Tant et si bien qu'après tout ce duel gréco-romain, il ne me restait qu'environ 30 ou 40 minutes pour m'assoupir. C'était à se flinguer!
Il m'a fallu quoi, quatre, cinq, six semaines avant d'être capable de l'allaiter en position allongée. Par une belle nuit, Babou s'est endormie après la tétée, le long de mon corps. Je ne m'en suis pas rendue compte, puisque je dormais déjà. Ce n'est que quelques heures plus tard que je me suis réveillée, collée sur mon bébé, prête pour un autre boire. Ce fut le début d'un co-dodo salutaire, qui m'a permis de survivre aux exigeantes premières semaines avec mon nouveau-né.
Maintenant, à six mois et demi, ma petite et moi co-dormons encore, deux ou trois heures par nuit. Elle dort la plus grande partie de la nuit dans son lit et moi dans le mien, mais vers le petit matin, je m'endors avec elle. C'est ma façon à moi de m'épargner, de m'accorder du répit pour pouvoir passer une bonne journée avec ma fillette.
Car les dodos sont encore du sport. Chaque sieste est un défi. Babou ne s'endort pas seule, bien que j'aie tout essayé pour le lui apprendre. Je l'ai laissée pleurer. J'ai mis un bruit de fond de ventilateur dans sa chambre, acheté une toile, déposé mon bébé endormi, semi-endormi, complètement réveillée dans sa bassinette. Je lui ai chanté des berceuses, je l'ai regardée pleurer, je lui ai donné la suce (qu'elle a aimé environ 3 semaines). Tout ça fonctionne aléatoirement, des fois oui, souvent non.
Ces temps-ci, ce doit être la faute de la poussée dentaire, Babou ne s'endort que dans le porte-bébé, ou au sein. J'ai l'impression de faire un pas en avant 30 pas en arrière. Pour qu'elle dorme dans le porte-bébé, je dois sautiller partout dans la maison en lui tapotant le derrière, tout comme quand elle avait à peine un mois. Sauf qu'elle pèse 10 livres de plus.
J'ai le dos en compote, les poignets en chiffon, les yeux enfoncés dans les orbites, la patience en chou-fleur, mais bon, ma petite fille est comme ça. Je la qualifierais de bébé aux besoins relativement intenses. Ses joies, ses peines, sa douleur, sa solitude, ses sourires, ses ricanements, ses regards, son besoin de réconfort, tout, chez ma Babou, est intense.
Ne me reste qu'à m'entrer dans la tête une fois pour toutes que ma fille s'endormira seule quand elle sera prête, et non pas quand je l'y obligerai. Pour l'instant, je me dis que l'important pour nous, ses parents, c'est de survivre.
Quitte à se faire dire qu'on gâte notre enfant.
mercredi 2 septembre 2009
J'ai affronté un vieux démon
Il n'y pas grand chose qui m'angoisse vraiment dans la vie. L'argent? J'en ai un peu, je ne sais pas trop combien et honnêtement, puisque je n'en manque pas, je m'en fiche pas mal.
Le retour au boulot? C'est dans six mois, si tout se passe comme prévu. On traversera la pont quand on sera rendu à la rivière.
Pas de CPE ou de MF pour accueillir Babou à mon retour en fonction? Ça devrait s'arranger, je préfère faire confiance à la vie plutôt que d'en faire un sujet d'anxiété chronique et d'insomnie.
Suis-je zen? Sais pas. Probablement plus insouciante. Même que parfois, je me dis que c'est peut-être une bonne façon de fuir ce qui m'angoisse que de ne pas m'en faire avec la vie.
Toujours est-il que malgré mon apparent contrôle total de la situation, mon incroyable absence de stress et ma philosophie de "aller dans le même sens que le courant", il y a une chose qui me hantait depuis longtemps.
Primo, je n'aime pas tellement conduire.
Deuxio, je n'aime pas les autos.
Tertio (???), je ne me fais pas confiance pour deux sous derrière un volant.
Quartio (????), nous avons une voiture manuelle.
Or quel est le principal démon qui pourrit l'existence d'une personne qui n'aime pas conduire les autos manuelles et qui par conséquent, n'a pas la confiance nécessaire pour accomplir un acte aussi banal?
La conduite. D'une auto. Manuelle.
Eh bien j'ai affronté aujourd'hui même mon démon. Bon, ça fait longtemps que je conduis ici et là en présence de l'Homme. Mais je ne m'étais jamais lancée seule à l'aventure, avec Babou comme copilote-dos-à-moi en guise de soutien moral.
Je n'en reviens pas d'être encore en vie, que l'auto soit en un seul morceau et que personne ne m'ait cassé les deux jambes à un feu rouge dans une côte abrupte!
Je suis si fière de moi!!
Maintenant, je suis prête à affronter un nouveau défi. Des idées, quelqu'un?
Le retour au boulot? C'est dans six mois, si tout se passe comme prévu. On traversera la pont quand on sera rendu à la rivière.
Pas de CPE ou de MF pour accueillir Babou à mon retour en fonction? Ça devrait s'arranger, je préfère faire confiance à la vie plutôt que d'en faire un sujet d'anxiété chronique et d'insomnie.
Suis-je zen? Sais pas. Probablement plus insouciante. Même que parfois, je me dis que c'est peut-être une bonne façon de fuir ce qui m'angoisse que de ne pas m'en faire avec la vie.
Toujours est-il que malgré mon apparent contrôle total de la situation, mon incroyable absence de stress et ma philosophie de "aller dans le même sens que le courant", il y a une chose qui me hantait depuis longtemps.
Primo, je n'aime pas tellement conduire.
Deuxio, je n'aime pas les autos.
Tertio (???), je ne me fais pas confiance pour deux sous derrière un volant.
Quartio (????), nous avons une voiture manuelle.
Or quel est le principal démon qui pourrit l'existence d'une personne qui n'aime pas conduire les autos manuelles et qui par conséquent, n'a pas la confiance nécessaire pour accomplir un acte aussi banal?
La conduite. D'une auto. Manuelle.
Eh bien j'ai affronté aujourd'hui même mon démon. Bon, ça fait longtemps que je conduis ici et là en présence de l'Homme. Mais je ne m'étais jamais lancée seule à l'aventure, avec Babou comme copilote-dos-à-moi en guise de soutien moral.
Je n'en reviens pas d'être encore en vie, que l'auto soit en un seul morceau et que personne ne m'ait cassé les deux jambes à un feu rouge dans une côte abrupte!
Je suis si fière de moi!!
Maintenant, je suis prête à affronter un nouveau défi. Des idées, quelqu'un?
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